86 agressions chez Actiris en 2016

L’année dernière, l’office bruxellois de l’Emploi, Actiris, a comptabilisé 86 cas d’agressions au sein de ses locaux. Soit une augmentation de 36,5 % par rapport à l’année précédente. Les trois quarts de ces agressions étaient verbales.

C’est la troisième année consécutive que le nombre de cas augmente chez Actiris. Un phénomène inquiétant le député bruxellois Alain Destexhe (MR) qui a interrogé le parlement à ce sujet en octobre 2016.

Il y a eu 46 cas enregistrés en 2014, 63 en 2015 et 86 en 2016. «  Une éventuelle hausse en nombre d’agression ne correspond pas nécessairement à une hausse dans la réalité. En effet, tout le monde ne déclare pas tout incident  », explique Jan Gatz, porte-parole d’Actiris. « Nous incitons de plus en plus à déclarer tout type d’agressions, afin de pouvoir faire un suivi adéquat et des adaptations là où cela est nécessaire. Cette approche pourrait être une explication de la hausse », indique le porte-parole.

L’office régional de l’Emploi souligne d’ailleurs que tous les agents de « première ligne » suivent des formations de « gestions de l’agressivité » afin de les préparer au mieux à ce type de situation

Des boutons d’urgence

Des boutons d’urgence pour prévenir la police, ont été installés dans les 18 antennes de la capitale. Ces derniers n’ont été utilisés qu’à quatre reprises en 2016.

Sans entrer dans les détails, sur les 86 agressions de 2016, 51 étaient verbales. Trois agents ont été victimes de propos racistes. Trois vols ont été enregistrés et une seule agression physique a été comptabilisée. «  À ce stade, la plupart des agressions ont eu lieu au siège social d’Actiris, situé sur le boulevard Anspach, sur la commune de Bruxelles-Ville  », indiquait Didier Gosuin (DéFi), le ministre bruxellois de l’Économie, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, dans sa réponse adressée au député Destexhe. «  Le bouton d’urgence Télépolice a été utilisé 4 fois en 2016, notamment à Schaerbeek, Saint-Josse-ten-Noode, Saint-Gilles et Bruxelles. Lors de l’utilisation du bouton d’urgence Télépolice, la police peut voir et entendre ce qui se passe sur place afin de pouvoir réagir de façon adéquate  », expliquait le ministre.

Fin février 2017, la capitale comptait 95.337 demandeurs d’emploi. Soit 17,4 % de la population active.